Communication de crise en Afrique : une cellule de crise qui connaît le terrain
Cabinet 86 accompagne les entreprises, les institutions, les grands projets et les dirigeants lorsqu'une crise éclate en Afrique francophone ou entre l'Afrique et la France. Cyberattaque, mise en cause d'un dirigeant, campagne hostile sur les réseaux, procédure judiciaire médiatisée : nous qualifions la situation, décidons avec vous de ce qu'il faut dire et ne pas dire, et portons la réponse auprès des médias, des communautés en ligne et des autorités. Nous travaillons depuis nos bureaux d’Abidjan et de Paris et intervenons à Dakar, Conakry, Casablanca et Rabat, avec une connaissance quotidienne des écosystèmes médiatiques du continent.
Pourquoi une crise ne se gère pas à Abidjan comme à Paris
Les principes de la communication de crise sont universels : dire vrai, vite, avec un seul porte-parole et des faits vérifiables. Leur mise en œuvre, elle, dépend du terrain. En Côte d’Ivoire, au Sénégal ou en Guinée, une crise se joue sur des canaux, avec des acteurs et à un rythme qui ne sont pas ceux des rédactions parisiennes.
La presse en ligne y est nombreuse, réactive et inégalement indépendante. Un même article peut être repris par des dizaines de sites en quelques heures, parfois réécrit, rarement sourcé. Les radios restent le premier média dans de nombreuses régions, les télévisions donnent à une affaire sa dimension nationale, et les correspondants des médias internationaux la font connaître à Paris et à Bruxelles. Un plan de crise conçu pour la France, appliqué tel quel, parle souvent aux mauvais médias, au mauvais moment, dans le mauvais registre.
WhatsApp et Facebook : là où la crise accélère
Dans la plupart des pays d’Afrique francophone, la conversation publique ne passe pas d’abord par X. Elle passe par Facebook, par les groupes et statuts WhatsApp, et de plus en plus par TikTok. Une photo, un audio ou une capture d’écran circule de groupe en groupe, sans auteur identifiable, avant d’atteindre la presse. Quand un journaliste appelle, l’information est souvent déjà installée dans l’opinion.
La détection. Les groupes WhatsApp privés ne se surveillent pas. Nous suivons leurs reflets visibles : pages Facebook qui reprennent les messages, statuts publics, comptes relais, médias en ligne qui citent « des messages qui circulent ».
La vitesse. Une rumeur peut atteindre une audience nationale en une soirée. La décision de répondre ou non se prend en heures, pas en jours.
Le format. Un communiqué PDF ne circule pas sur WhatsApp. Une réponse efficace prend souvent la forme d’un message court, d’un visuel ou d’une courte vidéo d’un porte-parole crédible.
Presse locale, diaspora, régulateurs : les publics qu’on oublie
La presse locale. Elle se lit dans la durée : relations anciennes, sensibilités politiques, liens avec des acteurs économiques. Savoir quelle rédaction appeler en premier fait partie du métier, et notre bureau d’Abidjan nous en donne la lecture au quotidien.
La diaspora. Installées en France, en Belgique ou au Canada, les diasporas animent des pages très suivies, interpellent les médias européens et peuvent transformer une affaire locale en sujet international. Une crise en Afrique se suit donc aussi depuis la France.
Les régulateurs et les autorités. Autorités de régulation des médias, régulateurs sectoriels, ministères de tutelle, collectivités, autorités coutumières : dans de nombreuses crises, la parole qui compte le plus est celle qui leur est portée directement, avant qu’ils ne découvrent l’affaire dans la presse.
Notre méthode en cinq temps
1. Détecter et qualifier. Tout part de la veille : presse en ligne, réseaux sociaux et messageries ouvertes, avec des outils de monitoring et des techniques de renseignement en sources ouvertes (OSINT). Nous qualifions la menace sur des critères explicites : portée réelle, relais, intention, risque juridique.
2. Décider. Répondre ou se taire, maintenant ou plus tard, publiquement ou auprès de quelques interlocuteurs : nous posons les options avec leurs conséquences, et la décision vous revient.
3. Répondre. Messages clés, déclaration, questions-réponses pour le porte-parole, contenus adaptés à Facebook et WhatsApp, relations avec les rédactions, information des collaborateurs, des partenaires et des autorités, avec une chaîne de validation courte définie dès la première heure.
4. Suivre. Points de situation plusieurs fois par jour, suivi de la propagation et des relais, mesure de l’effet de chaque prise de parole.
5. Reconstruire. Après la crise, les récits restent dans les résultats de recherche et les réponses des intelligences artificielles. Nous les suivons et construisons les contenus de référence qui replacent l’épisode dans son contexte : c’est le travail de nos missions d’e-réputation et de réputation des dirigeants.
Situations types que nous traitons
Chaque crise est singulière. Les quatre situations ci-dessous sont des exemples types, décrits de manière générale : elles illustrent notre façon de travailler et ne relatent pas des missions de clients.
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Cyberattaque et fuite de données
Le risque. Un rançongiciel paralyse les services, des données de clients ou de collaborateurs sont mises en ligne, des captures circulent avant toute communication officielle. La crise technique devient une crise de confiance.
Nos premiers réflexes dans les 24 heures. Établir avec vos équipes techniques ce qui est su et ce qui ne l’est pas. Publier un message d’attente factuel, sans minimiser ni spéculer. Informer les collaborateurs et les personnes concernées. Examiner avec vos juristes les notifications obligatoires aux autorités de protection des données. Ne jamais relayer les données dérobées.
Ce que nous mettons en place ensuite. Points d’information réguliers, réponses aux journalistes, veille sur la reprise des données, communication sur les mesures de protection prises, puis retour d’expérience.
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Mise en cause d’un dirigeant pour des faits de mœurs
Le risque. Des accusations visant un dirigeant sont publiées dans la presse ou sur les réseaux. Elles engagent la personne mise en cause, l’organisation et les personnes qui témoignent. Chaque mot peut peser sur l’enquête comme sur la défense.
Nos premiers réflexes dans les 24 heures. Respecter la présomption d’innocence comme la parole des personnes qui témoignent. Ne mettre en cause ni les plaignants ni les médias. Nous coordonner immédiatement avec les avocats. Séparer la parole de l’organisation de celle de la personne visée. Préparer une déclaration sobre : la situation est prise au sérieux, l’organisation coopère avec la justice.
Ce que nous mettons en place ensuite. Accompagnement des décisions de gouvernance, communication interne, suivi médiatique et en ligne, préparation de chaque étape de la procédure.
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Attaque coordonnée de bots et de trolls
Le risque. En quelques heures, des centaines de comptes reprennent les mêmes accusations, les mêmes visuels, les mêmes mots-clés. L’effet de masse donne l’impression d’un scandale et peut pousser des médias à reprendre le sujet.
Nos premiers réflexes dans les 24 heures. Mesurer la portée réelle et la part de comptes inauthentiques. Documenter : captures, horodatages, liens, archives. Décider entre le silence et une réponse factuelle. Informer vos relais de confiance.
Ce que nous mettons en place ensuite. Cartographie de la campagne, dossier de preuves, signalements aux plateformes, suivi des récits. Toute attribution reste une hypothèse étayée, jamais une accusation. Voir notre protocole de lutte contre la manipulation de l’information.
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Actualité judiciaire
Le risque. Enquête, perquisition, mise en examen ou procès touchant l’organisation, un dirigeant ou un partenaire. La couverture dure des mois, revient à chaque étape et s’installe dans les résultats de recherche.
Nos premiers réflexes dans les 24 heures. Définir avec les avocats ce qui peut être dit, dans le respect du secret de l’enquête et des droits de la défense. Rappeler la présomption d’innocence sans commenter le fond. Informer collaborateurs, clients et partenaires. Mettre en place la veille des publications.
Ce que nous mettons en place ensuite. Calendrier de communication aligné sur la procédure, éléments de langage, droit de réponse ou demande de rectification face à un contenu inexact, suivi des résultats de recherche jusqu’à l’issue de l’affaire.
Une cellule de crise joignable à tout moment
Une crise ne respecte ni les horaires de bureau ni les fuseaux horaires. Notre cellule de crise est joignable 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur WhatsApp, via le contact @cabinet86, avec un rappel immédiat. Notre dispositif de suivi de crise est opérationnel en 24 heures.
La cellule est pilotée par Benjamin Gateau, fondateur du cabinet, avec Rémi Barra, directeur conseil chargé de la gestion de crise. Elle réunit :
un expert des relations presse, pour les rédactions locales et internationales ;
des chargés de veille, qui suivent la propagation en continu ;
nos partenaires juristes, dès que le droit de la presse, la protection des données ou une procédure sont en jeu.
Ce que nous ne faisons pas
Nous ne créons pas de faux comptes, nous n’achetons pas de relais et nous ne diffusons pas de contenus trompeurs. Nous ne promettons jamais de faire disparaître un contenu. Ces méthodes détruisent la réputation qu’elles prétendent protéger.
Avant la crise : préparer pour ne pas improviser
La meilleure gestion de crise commence avant la crise : cartographie des risques de réputation, plan de communication de crise adapté à chaque pays, fiches réflexes, messages d’attente, désignation et formation des porte-parole. Nous organisons aussi des exercices de simulation, avec injection de dépêches, d’appels de journalistes et de publications sur les réseaux sociaux. Voir notre offre de formation à la communication de crise et media training.
Où nous intervenons
Nous avons déjà mené des missions en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Sénégal, au Maroc et à Madagascar. Notre zone d’intervention couvre aussi le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Bénin, le Togo, le Congo-Brazzaville, la Tunisie et l’Algérie, ainsi que les acteurs français et européens présents sur le continent. Nous travaillons en français et en anglais.
Questions fréquentes
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C’est un conseil qui aide une organisation ou un dirigeant à décider quoi dire, à qui et quand, lorsqu’un événement menace sa réputation, puis à porter cette parole auprès des médias, des réseaux sociaux, des collaborateurs et des autorités. Cabinet 86 combine veille, conseil stratégique et relations presse, avec une connaissance de terrain de l’Afrique francophone.
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Contactez-nous sur WhatsApp, via le contact @cabinet86 : nous vous rappelons immédiatement, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Notre dispositif de suivi de crise est opérationnel en 24 heures.
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Nous intervenons en priorité à Abidjan, Dakar, Conakry, Casablanca et Rabat, et avons déjà mené des missions en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Guinée, au Maroc et à Madagascar, depuis nos bureaux d’Abidjan et de Paris. Notre zone d’intervention couvre aussi le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Bénin, le Togo, le Congo-Brazzaville, la Tunisie et l’Algérie.
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Les groupes WhatsApp privés ne se surveillent pas, mais nous suivons leurs reflets visibles : pages Facebook, statuts publics, médias en ligne qui reprennent les messages. Nous mesurons d’abord la portée réelle de la rumeur, puis nous recommandons une réponse proportionnée, souvent un message court, un visuel ou une courte vidéo d’un porte-parole crédible.
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Avec sobriété et en coordination avec les avocats. Nous rappelons la présomption d’innocence sans commenter le fond, nous ne mettons en cause ni les personnes qui témoignent ni les médias, et nous séparons la parole de l’organisation de celle de la personne visée. La communication suit ensuite les étapes de la procédure.
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Oui. Nos partenaires juristes font partie de la cellule de crise, et nous travaillons aussi avec vos propres avocats dès que le droit de la presse, la protection des données ou une procédure sont en jeu. La communication et le droit se coordonnent, ils ne se remplacent pas.